Et hop, comme en 2002, Alain Duhamel est privé de campagne présidentielle. Cette fois-ci plus de Jospin, mais un soutien affiché à François Bayrou, devant les étudiants UDF de Sciences-Po en novembre 2006.
Cette décision a été adoptée hiers soir, juste avant l'emission "A vous de juger", à laquelle il devait participer. Il cesse également son activité éditoriale sur RTL. Il s'en est expliqué ce matin chez Jean-Michel Apathie
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vendredi, février 16, 2007
samedi, décembre 02, 2006
Abus de confiance

"Je n'ai rien à cacher, mais là, trop, c'est trop. Mon livre, Clearstream, l'enquête, a débloqué l'autre enquête, celle des juges. Je trouve profondément injuste d'être aujourd'hui mis en cause."
Denis Robert est remonté. Non pas comme une horloge suisse qui sonne l'heure avec précision. Mais comme un mécanisme dont on a tourné la clef à outrance et qui lâche, qui lâche, qui déploie le trop plein d'énergie accumulée.
Mercredi 29 novembre, devant les journalistes réunis au Club de la presse de Lille, il explose. Il a appris trois jours avant sa mise en examen pour recel d'abus de confiance. "Il y avait prescription sur le recel de viol de secret bancaire, ils ont dû trouver autre chose. Avec ce genre de raisonnement, vous achetez un bouquin [NDLR : sur l'enquête Clearstream] et vous devenez à votre tour receleur : il y a des listes dedans." Pour l'auteur, c'est symptomatique de notre démocratie. Moins d'espace de liberté, une censure remise au goût du jour. "Mon livre [Clearstream, l'enquête]a été retiré de la vente du 9 juin au 3 juillet 2005. Des types sont entrés dans des librairies pour retirer mes bouquins! On avait pas vu cela depuis la guerre d'Algérie."
Si Denis Robert est mis en cause, c'est suite à la plainte de Dominique de Villepin. "Etre premier ministre faire un truc comme cela, c'est jouer petit bras. Je ne suis qu'un zonard qui a écrit un bouquin, c'est tout. Que le chef du gouvernement attaque quelqu'un dont le seul but est d'informer les gens est une attitude désastreuse pour la liberté de la presse."
La presse qui ne le suit pas toujours. Alors qu'elle ne s'intéresse qu'assez peu à son cas, il fait "la une sur l'Internet depuis dix jours." Sur Agoravox notamment, où il a lui-même publié un article. Un comité de soutien s'est monté pour le soutenir. Une pétition est lancée. L'écrivain donne régulièrement des nouvelles sur son blog. Bref, la Toile jour pleinement sont rôle de réseau, de culture alternative et de média citoyen.
On apprend ce samedi que Dominique de Villepin sera entendu comme simple témoin par les juges Pons et d'Huy. Cela signifie qu'aucune charge ne sera retenu contre lui. Assez décourageant. Alors pourquoi ne pas prendre les choses avec humour? On savait Denis Robert ex-journaliste, écrivain. Il faut maintenant savoir qu'il est aussi artiste. Artiste de Kombart. Par exemple avec les deux toiles réalisées à partir de de listing de Clearstream visible à la sixième page de Domination, ouvrage sorti avec le peintre Philippe Pasquet. Un livre oeuvre d'art associant toiles et textes. Des mots kombatifs, des mots salvateurs, des mots vrais tout simplement. Bref, une révolte dans un monde aseptisé.
Extrait de Domination
Torture
On joue avec les mots. Et avec les morts. Les propriétaires de journaux, de radios, de télévision instillent une idéologie faite de renoncements. Des vendeurs d'armes, de béton, de pétrole, de tuyaux, investissent des fortunes pour nous informer. Dans quel but? Entre autre, celui de nous imposer, comme nouvelle forme de religion, cette loi des marchés financiers devant lesquels la seule posture admissible est la génuflexion. On nous explique que pour être concurrentiels, les groupes français puis européens doivent s'unir. Ces concentrations impliquent forcément des compressions de personnels. Et logiquement de la fabrication de SDF, à durée de vie limitée. Leur croissance, agitée comme un fier étandard, est un mirage. Il s'agit d'une réduction de coûts. Dans nos sociétés boursières, on est prié de ne pas dire liquidateur mais repreneur, agent de consolidation mais présentateur de journal télévisé, corvéable mais flexible, licenciements mais plan social, crève la faim mais SDF, mort mais disparition ou mieux : lente destructuration.
Philippe Pasquet
Domine, 2005
Acrylique/collage sur toile et papier
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dimanche, novembre 26, 2006
"Si Libération avait disparu, nous serions devenu un journal du matin" Jean-Marie Colombani
L'assemblée est clairsemée, grisonante. Quelques sonotones sont fixés dernière les oreilles attentives des auditeurs confortablement installés dans les fauteuils du Théâtre du Nord, sur la Grand Place de Lille. A l'entrée de la salle, on distribue fièrement la caricature de Plantu représentant le prophète Mahommet, publiée par Le Monde au moment de l'emballement planétaire provoqué par le Jyllands Posten. Histoire de rappeler, ou pour faire croire, selon les avis, que le journal de référence possède encore un esprit d'indépendance.
Nous sommes à une réunion de la société des lecteurs du Monde. Jean Martin, son administrateur, et Jean-Marie Colombani, directeur du journal, sont venus expliquer aux actionnaires les évolutions de leur quotidien préféré.
Jean-Marie Colombani est fier de son travail. Il a sorti Le Monde de sa faillite permanente. Il a réussi à transformer le quotidien de référence en "marque", véritable "entreprise de production d'information". Tout cela malgré la crise de la publicité, qui boude les quotidiens depuis 2001. Tout cela malgré le reflux de la diffusion dûe, selon le directeur du journal, à la diminution du nombre de points de vente. Tout cela malgré les résultats négatifs du journal depuis 2002. Sa stratégie depuis dix ans? La construction d'un groupe puissant, dont Le Monde est le centre, la tête de la pieuvre dont les tentacules sont les journaux du Midi, Courrier International, Le Monde diplomatique, Télérama. Le Monde pert de l'argent? Qu'importe, les tentacules du groupe, eux, en gagnent, et financent le quotidien. En 2006, treize millions d'euros ont été drainés de la sorte. "Remboursé avec intérêts", précise Colombani. Nous sommes condamnés à le croire, faute de pouvoir vérifier.
Autre avantage, l'actionnariat du groupe est éclaté. Pas comme Libé, devenu la propriété d'Edouard de Rotschild, "aimable et respectable personne", ni comme le Figaro, propriété de Dassault. Ici, "tout le monde est actionnaire du Monde, mais personne ne l'est directement. Avant la constitution du groupe, nous subissions des pressions, depuis nous sommes plus forts. Si certaines personnes avancent que nous sommes compromis, vous pouvez être sûr qu'ils ont tort". Evidemment, cela se voit moins qu'à Libération. Seulement Jean-Marie Colombani, si fier de son indépendance, oublie de préciser que Le Monde Entreprises (qui regroupe les sociétés actionnaires du groupe) pèse tout de même pour 10,43% dans l'actionnariat. On trouve parmis ces "actionnaires partenaires" Air France, le Crédit mutuel, BNP Paribas, Danone, Les Editions du Seuil, Fayard, Sagem, EADS, Total Fina Elf, Axa. Beaucoup de poids lourds de multiples secteurs économiques français. Autant d'annonceurs qui se servent du Monde comme vecteur pour leur image.
Le directeur du journal reconnait quand même que tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. "Tous les modèles économiques sont morts, il faut maintenant en inventer des nouveaux. Le problème aujourd'hui est la fin du monopole journalistique sur l'information. Les gens sont autant informés entre eux qu'avec un journal." Alors le tout est de refaire comprendre à ces fameux gens que Le Monde est La Référence en matière d'information en France. Il faut leur faire comprendre que Le Monde leur est nécessaire. Et dans ce climat morose pour la Presse quotidienne nationale (PQN), la nouvelle formule du journal (novembre 2005) aurait limitée la casse. Alors que les ventes chutaient de 10% entre novembre 2004 et novembre 2005, elles n'ont diminué que de 4% sur cette dernière année. Dans les conditions actuelles il reconnaît que "stagner est une prouesse". Et de bouilloner d'impatience à l'idée de la présidentielle qui va faire exploser les ventes.
L'assemblée acquiesse, boit les paroles de Jean-Marie Colombani. Mais une chose inquiète ces fidèles : les journaux gratuits. Du pain béni pour le directeur qui peut justifier une part de la baisse des ventes. Et qui en profite pour annoncer que Le Monde a chipé au Figaro le projet de lancer un Ville + à Paris, associé au groupe Bolloré. Avec une idée révolutionnaire : distribuer ce gratuit directement dans les boîtes aux lettres. Ce support publicitaire sera également un appel pour acheter le Monde de l'après-midi. Les articles seront en parti fournis par les rédacteur du journal, en version light. La totalité de l'article se trouvera dans le Monde de l'après-midi.
Le quotidien de référence a une particularité, à la fois force et faiblesse. C'est un quotidien du soir. Si à Paris et en Ile-de-France, cela lui permet d'être "le journal qui a toujours le dernier mot", en province, les nouvelles ont une demie-journée de retard face aux autres quotidiens de PQN. Une parution le matin provoquerait "une forte augmentation des ventes partout en France, mais une chute vertigineuse en Ile-de-France. Là où nous devons travailler, c'est sur l'amélioration de la diffusion, pas sur l'heure de parution. Pourtant, une chose est sûre, si Libération avait disparu, nous serions devenu un journal du matin". Il est évident que la disparition de Libération aurait profité au Monde. Le journal perdra encore de l'argent en 2006.
Mais Colombani espère encore et toujours que grâce au groupe, grâce à cette "marque Le Monde", grâce à cette "référence", grâce à cette stratégie offensive, le journal en sortira grandi. Malgré cette heure à expliquer le bouillonement capitalistique qu'il a mis en oeuvre, il tient à rassurer les actionnaires de la société des lecteurs : "On ne deviendra pas une société capitaliste comme les autres." Etrange conclusion lorsque l'on vient de faire une brillante démonstration pour expliquer que c'était déjà le cas.
Nous sommes à une réunion de la société des lecteurs du Monde. Jean Martin, son administrateur, et Jean-Marie Colombani, directeur du journal, sont venus expliquer aux actionnaires les évolutions de leur quotidien préféré.
Jean-Marie Colombani est fier de son travail. Il a sorti Le Monde de sa faillite permanente. Il a réussi à transformer le quotidien de référence en "marque", véritable "entreprise de production d'information". Tout cela malgré la crise de la publicité, qui boude les quotidiens depuis 2001. Tout cela malgré le reflux de la diffusion dûe, selon le directeur du journal, à la diminution du nombre de points de vente. Tout cela malgré les résultats négatifs du journal depuis 2002. Sa stratégie depuis dix ans? La construction d'un groupe puissant, dont Le Monde est le centre, la tête de la pieuvre dont les tentacules sont les journaux du Midi, Courrier International, Le Monde diplomatique, Télérama. Le Monde pert de l'argent? Qu'importe, les tentacules du groupe, eux, en gagnent, et financent le quotidien. En 2006, treize millions d'euros ont été drainés de la sorte. "Remboursé avec intérêts", précise Colombani. Nous sommes condamnés à le croire, faute de pouvoir vérifier.
Autre avantage, l'actionnariat du groupe est éclaté. Pas comme Libé, devenu la propriété d'Edouard de Rotschild, "aimable et respectable personne", ni comme le Figaro, propriété de Dassault. Ici, "tout le monde est actionnaire du Monde, mais personne ne l'est directement. Avant la constitution du groupe, nous subissions des pressions, depuis nous sommes plus forts. Si certaines personnes avancent que nous sommes compromis, vous pouvez être sûr qu'ils ont tort". Evidemment, cela se voit moins qu'à Libération. Seulement Jean-Marie Colombani, si fier de son indépendance, oublie de préciser que Le Monde Entreprises (qui regroupe les sociétés actionnaires du groupe) pèse tout de même pour 10,43% dans l'actionnariat. On trouve parmis ces "actionnaires partenaires" Air France, le Crédit mutuel, BNP Paribas, Danone, Les Editions du Seuil, Fayard, Sagem, EADS, Total Fina Elf, Axa. Beaucoup de poids lourds de multiples secteurs économiques français. Autant d'annonceurs qui se servent du Monde comme vecteur pour leur image.
Le directeur du journal reconnait quand même que tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. "Tous les modèles économiques sont morts, il faut maintenant en inventer des nouveaux. Le problème aujourd'hui est la fin du monopole journalistique sur l'information. Les gens sont autant informés entre eux qu'avec un journal." Alors le tout est de refaire comprendre à ces fameux gens que Le Monde est La Référence en matière d'information en France. Il faut leur faire comprendre que Le Monde leur est nécessaire. Et dans ce climat morose pour la Presse quotidienne nationale (PQN), la nouvelle formule du journal (novembre 2005) aurait limitée la casse. Alors que les ventes chutaient de 10% entre novembre 2004 et novembre 2005, elles n'ont diminué que de 4% sur cette dernière année. Dans les conditions actuelles il reconnaît que "stagner est une prouesse". Et de bouilloner d'impatience à l'idée de la présidentielle qui va faire exploser les ventes.
L'assemblée acquiesse, boit les paroles de Jean-Marie Colombani. Mais une chose inquiète ces fidèles : les journaux gratuits. Du pain béni pour le directeur qui peut justifier une part de la baisse des ventes. Et qui en profite pour annoncer que Le Monde a chipé au Figaro le projet de lancer un Ville + à Paris, associé au groupe Bolloré. Avec une idée révolutionnaire : distribuer ce gratuit directement dans les boîtes aux lettres. Ce support publicitaire sera également un appel pour acheter le Monde de l'après-midi. Les articles seront en parti fournis par les rédacteur du journal, en version light. La totalité de l'article se trouvera dans le Monde de l'après-midi.
Le quotidien de référence a une particularité, à la fois force et faiblesse. C'est un quotidien du soir. Si à Paris et en Ile-de-France, cela lui permet d'être "le journal qui a toujours le dernier mot", en province, les nouvelles ont une demie-journée de retard face aux autres quotidiens de PQN. Une parution le matin provoquerait "une forte augmentation des ventes partout en France, mais une chute vertigineuse en Ile-de-France. Là où nous devons travailler, c'est sur l'amélioration de la diffusion, pas sur l'heure de parution. Pourtant, une chose est sûre, si Libération avait disparu, nous serions devenu un journal du matin". Il est évident que la disparition de Libération aurait profité au Monde. Le journal perdra encore de l'argent en 2006.
Mais Colombani espère encore et toujours que grâce au groupe, grâce à cette "marque Le Monde", grâce à cette "référence", grâce à cette stratégie offensive, le journal en sortira grandi. Malgré cette heure à expliquer le bouillonement capitalistique qu'il a mis en oeuvre, il tient à rassurer les actionnaires de la société des lecteurs : "On ne deviendra pas une société capitaliste comme les autres." Etrange conclusion lorsque l'on vient de faire une brillante démonstration pour expliquer que c'était déjà le cas.
lundi, novembre 06, 2006
Les trous noirs du Web, acte II
Chine. L'année 2004 se termine. L'heure des commémorations du quinzième anniversaire des manifestations de la place Tiananmen approche. Mais le gouvernement n'est pas très enthousiaste. Il n'est pas bon de remettre dans les têtes cette révolution manquée. Il n'est pas bon non plus de rappeler à l'étranger la nature anti-démocratique de ce régime à l'heure où il s'ouvre à l'économie de marché. Pékin se contentera du minimum syndical : spectacle avec invités triés sur le volet. Le gouvernement demande également aux journalistes de ne pas rappeler cet événement dans leurs colonnes.
Dans la province du Hunan, un journaliste refuse ce nouvel abus du pouvoir central. Il se nomme Shi Tao, il est rédacteur en chef du journal Contemporary business news. Pour dénoncer ce diktat, il diffuse sur l'Internet la note que le gouvernement chinois lui a fait parvenir. Elle lui demande de taire l'anniversaire de Tiananmen. Pékin, furieux, demande à Yahoo! de lui fournir l'identité du frondeur. La multinationale s'exécute. Shi Tao est condamné en avril 2005 à dix ans de prison. "Son procès, tenu à huis clos, n’a duré que deux heures. Quelques jours avant son ouverture, l’avocat du journaliste, Guo Guoting, a été interdit d’exercer pendant un an", selon Reporters sans frontières (RSF).
Mardi 7 novembre 2006, RSF donne la possibilité aux internautes d'envoyer au fondateur de Yahoo!, Jerry Yang, un message de protestation. "Parce que cette société a été la première à censurer son propre moteur de recherche pour plaire aux autorités chinoises et collabore depuis des années avec la police qui arrête et condamne des dissidents et des reporters indépendants en Chine."
Entre mardi 11 heures, et mercredi 11 herures, RSF demande aux internautes de venir sur son site. Ils pourront cliquer sur une carte du monde symbolisant les trous noirs de l'Internet. Reprenant la formule utilisée pour le Somment mondial de la Société de l'information (SMSI), il s'agit de montrer que treize pays dans le monde bloquent toute expression libre sur la toile. Et que certaines multinationales les aident.
Dans la province du Hunan, un journaliste refuse ce nouvel abus du pouvoir central. Il se nomme Shi Tao, il est rédacteur en chef du journal Contemporary business news. Pour dénoncer ce diktat, il diffuse sur l'Internet la note que le gouvernement chinois lui a fait parvenir. Elle lui demande de taire l'anniversaire de Tiananmen. Pékin, furieux, demande à Yahoo! de lui fournir l'identité du frondeur. La multinationale s'exécute. Shi Tao est condamné en avril 2005 à dix ans de prison. "Son procès, tenu à huis clos, n’a duré que deux heures. Quelques jours avant son ouverture, l’avocat du journaliste, Guo Guoting, a été interdit d’exercer pendant un an", selon Reporters sans frontières (RSF).
Mardi 7 novembre 2006, RSF donne la possibilité aux internautes d'envoyer au fondateur de Yahoo!, Jerry Yang, un message de protestation. "Parce que cette société a été la première à censurer son propre moteur de recherche pour plaire aux autorités chinoises et collabore depuis des années avec la police qui arrête et condamne des dissidents et des reporters indépendants en Chine."
Entre mardi 11 heures, et mercredi 11 herures, RSF demande aux internautes de venir sur son site. Ils pourront cliquer sur une carte du monde symbolisant les trous noirs de l'Internet. Reprenant la formule utilisée pour le Somment mondial de la Société de l'information (SMSI), il s'agit de montrer que treize pays dans le monde bloquent toute expression libre sur la toile. Et que certaines multinationales les aident.
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