On dira ce que l’on voudra, mais la France est une attardée. Si l’Internet était sa mémoire, elle aurait Alzheimer. Entre problèmes techniques, incompétence des fournisseurs et irrespect du client, on a le choix de sa coupure.
Pour moi ce fut quelques mois au début de l’année, une semaine en juillet et tout le mois d’août. A chaque fois sans motif, tout du moins justifié. Il y aura au moins un qui aura pris des vacances : mon réseau.
A qu’elle est belle la concurrence ! Il paraît qu’elle est là dans l’intérêt du citoyen. Au regard des faits, on dirait plus que c’est dans l’intérêt du portefeuille de certains. Tous les fournisseurs proposent au centime près les mêmes offres, tous proposent des centrales téléphoniques remplis d’incompétents. Ce ne sont que des boîtes à fric. Peu importe la qualité du service, du moment que l’argent rentre. Résultat : on se retrouve comme dans les années 1950 avec des gens privés de téléphone pendant des mois.
Il y a presque un côté humoristique dans les lettres stéréotypées envoyées aux clients lésés. D’une, ce n’est jamais de la faute de l’entreprise, même si les faits prouvent le contraire. De deux, elles commencent toutes par un ton menaçant. De trois, elles prennent elles un virage à 180° en précisant de manière complètement dérisoire que la boîte mail reste en fonction. Avec le nombre de salades qu’elles ont déblatéré avant, je m’attends à ce qu’elle soit fermée d’ici peu.
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dimanche, septembre 02, 2007
lundi, novembre 06, 2006
Les trous noirs du Web, acte II
Chine. L'année 2004 se termine. L'heure des commémorations du quinzième anniversaire des manifestations de la place Tiananmen approche. Mais le gouvernement n'est pas très enthousiaste. Il n'est pas bon de remettre dans les têtes cette révolution manquée. Il n'est pas bon non plus de rappeler à l'étranger la nature anti-démocratique de ce régime à l'heure où il s'ouvre à l'économie de marché. Pékin se contentera du minimum syndical : spectacle avec invités triés sur le volet. Le gouvernement demande également aux journalistes de ne pas rappeler cet événement dans leurs colonnes.
Dans la province du Hunan, un journaliste refuse ce nouvel abus du pouvoir central. Il se nomme Shi Tao, il est rédacteur en chef du journal Contemporary business news. Pour dénoncer ce diktat, il diffuse sur l'Internet la note que le gouvernement chinois lui a fait parvenir. Elle lui demande de taire l'anniversaire de Tiananmen. Pékin, furieux, demande à Yahoo! de lui fournir l'identité du frondeur. La multinationale s'exécute. Shi Tao est condamné en avril 2005 à dix ans de prison. "Son procès, tenu à huis clos, n’a duré que deux heures. Quelques jours avant son ouverture, l’avocat du journaliste, Guo Guoting, a été interdit d’exercer pendant un an", selon Reporters sans frontières (RSF).
Mardi 7 novembre 2006, RSF donne la possibilité aux internautes d'envoyer au fondateur de Yahoo!, Jerry Yang, un message de protestation. "Parce que cette société a été la première à censurer son propre moteur de recherche pour plaire aux autorités chinoises et collabore depuis des années avec la police qui arrête et condamne des dissidents et des reporters indépendants en Chine."
Entre mardi 11 heures, et mercredi 11 herures, RSF demande aux internautes de venir sur son site. Ils pourront cliquer sur une carte du monde symbolisant les trous noirs de l'Internet. Reprenant la formule utilisée pour le Somment mondial de la Société de l'information (SMSI), il s'agit de montrer que treize pays dans le monde bloquent toute expression libre sur la toile. Et que certaines multinationales les aident.
Dans la province du Hunan, un journaliste refuse ce nouvel abus du pouvoir central. Il se nomme Shi Tao, il est rédacteur en chef du journal Contemporary business news. Pour dénoncer ce diktat, il diffuse sur l'Internet la note que le gouvernement chinois lui a fait parvenir. Elle lui demande de taire l'anniversaire de Tiananmen. Pékin, furieux, demande à Yahoo! de lui fournir l'identité du frondeur. La multinationale s'exécute. Shi Tao est condamné en avril 2005 à dix ans de prison. "Son procès, tenu à huis clos, n’a duré que deux heures. Quelques jours avant son ouverture, l’avocat du journaliste, Guo Guoting, a été interdit d’exercer pendant un an", selon Reporters sans frontières (RSF).
Mardi 7 novembre 2006, RSF donne la possibilité aux internautes d'envoyer au fondateur de Yahoo!, Jerry Yang, un message de protestation. "Parce que cette société a été la première à censurer son propre moteur de recherche pour plaire aux autorités chinoises et collabore depuis des années avec la police qui arrête et condamne des dissidents et des reporters indépendants en Chine."
Entre mardi 11 heures, et mercredi 11 herures, RSF demande aux internautes de venir sur son site. Ils pourront cliquer sur une carte du monde symbolisant les trous noirs de l'Internet. Reprenant la formule utilisée pour le Somment mondial de la Société de l'information (SMSI), il s'agit de montrer que treize pays dans le monde bloquent toute expression libre sur la toile. Et que certaines multinationales les aident.
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