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lundi, septembre 10, 2007

Travailler plus longtemps

Après le petit dérapage misogyne de Jacques Attali, l'homme aurait-il à nouveau un peu trop parlé?
Dimanche 9, sur Europe 1, il a déclaré :
"Je rêve aussi que le pays soit tel, et que le travail soit changé d'une telle façon que l'allongement de la durée du travail soit une revendication positive. Moi cela serait un cauchemard que l'on me demande d'arrêter de travailler. Et je rêverai que tout le monde revendique : Je veux travailler le plus longtemps possible."

En juillet encore, il délcarait sur son blog (Conversation avec Jacques Attali):
"J'ai dit précedemment qu'accepter de devenir ministre dans un domaine de compétence intérieure, c'est changer de camp. Ceci ne s'applique evidemment pas à la présidence d'une commission, qui n'est pas une fonction opérationnelle, et n'implique aucune solidarité avec l'action de l'executif."

Ca y ressemble drolement tout de même.

lundi, septembre 03, 2007

Les jeunes royalistes existent

Ce n'est pas une blague. On peut être jeune, et royaliste à la fois. Certes, cela sous-entend quelques désagréments mineurs. Comme par exemple, porter les cheveux très courts et devenir fasciste. Mais devant devant les caméras de télévision, cela passe plutôt bien.




Bref, du folklore désuet. Seulement voilà. Au camp Maxime real del Sarte, les jeunes, on les forme à la politique... musclée. La jeunesse de 15 à 35 ans ("Le CMRDS est ouvert à tous les jeunes entre 15 et 35 ans, désireux de se former à la politique nationaliste et royaliste") reçoit un entrainement physique, sportif par des valets à la livrée particulière : traillis et rangers.




Tous cela pour rappeler à nos petits jeunes une tradition bien française, bien qu'un peu italienne : les défilés de ligue fasciste. Une bonne habitude perdue dans les années 1930. Ah c'était le bon temps, n'est-ce pas les gars?

jeudi, août 02, 2007

Droit de grève (Paris, 25/05/1864 - Paris, 02/08/2007) ?

C'est fait. Une des mesures phares de la campagne électorale, le service minimum, a été adoptée par l'Assemblée nationale. Une brèche dans les fondations de l'institution grève.

96 voix contre 22 ont suffi pour s'attaquer à un droit fondamental des salariés. Il faut croire que l'opposition, qui compte plus de 200 députés, applique déjà ce service minimum. De son côté, le gouvernement ne s'attarde que sur les transports terrestres, c'est à dire les trains. Ceux dont les mouvements sont les plus impopulaires, mais également ceux dont l'efficacité était la plus forte.

Les députés UMP Corses voulaient y inclure les transports maritimes. Ce ne sera pas pour tout de suite. Xavier Bertrand se souvient certainement du blocus de la SNCM. Pour la CGT, c'est reculer pour mieux avancer. Selon le syndicat, "les salariés des entreprises de transports publics terrestres sont les cobayes d’une politique visant à une restriction du droit de grève de grande ampleur dans notre pays et pour l’ensemble des salariés tant du secteur privé que des services publics". C'est effectivement l'amendement n°83, finalement non-soutenu, qui fait peur à la CGT. C'était peut-être aller un peu trop vite en besogne. Il y a cinq ans pour cela.

mercredi, août 01, 2007

Politic fiction

Evincer les fonctionnaires chinois corrompus. Pourquoi pas? Paraît-il qu'ils sont pléthore en ce pays. Les paysans auraient même quelques griefs contre ceux qui revendent les terres communales aux promoteurs immobliers.
Du coup, le parti communiste de la ville de Ningbo a décidé d'éditer un jeu, "Le guerrier incorruptible". Le but est simple : le joueur incarne un fonctionnaire honnête qui doit trucider les corrompus, avec leurs maîtresses et leurs enfants. La suite est plus classique. Plus vous tuez, plus vous augmentez votre puissance. Récompense ultime : atteindre le "Paradis des honnêtes gens, libérés de la corruption." Il paraît que "les oiseaux y chantent, les fleurs y répendent leurs effluves, les personnes y sont pleines d'amour et d'harmonie, la nation prospère et le monde est calme et paisible." Rien que cela.

Mais les Chinois adorent. Résultat, le 25 juillet, date de mise en ligne du jeu, 300 personnes se sont enregistrées. Le 28 juillet, plus de 100 000 l'avaient téléchargé. Un peu trop. Le serveur était prévu recevoir 500 personnes en ligne. Il a été arrêté pour une petite remise en forme.

Que font nos autorités politiques, à nous, pauvres Français cyber-attardés? Jean-François Copé avait en son temps innové avec le magnifique Cyber-budget. Un jeu palpitant permettant au contribuable de se glisser dans la terrible vie d'un ministre du budget. Et qui, au passage, expliquait à ce râleur de Français qu'il est impossible de répondre à toutes les exigeances financières des salariés, qu'il faut rembourser la dette, etc. Bref pour convertir à la bonne vision libéral de JFC (Jean-François Copé).

La véritable bonne idée serait un jeu de stratégie, où le joueur, depuis l'Elysée tenterait de corrompre les figures de l'opposition. 100 points pour un maire de province. 500 points pour un ex-membre du bureau nationale du PS.

mardi, juillet 03, 2007

Cécilia encartée

Petite question posée par le député socialiste René Dosière au Premier ministre François Fillon.


Monsieur René Dosière signale au Premier ministre que, pour la première fois dans l'histoire de la République française, l'épouse du chef de l'Etat gère des fonds publics, puisque désormais elle est titulaire d'une carte de paiement dont les sommes dépensées sont directement débitées sur le compte du Trésor public ouvert à la présidence de la République.

Cette information publiée dans le Canard Enchaîné du 27 juin 2007 a été confirmée par les services de la Présidence. Il aimerait donc savoir à quel titre l'épouse du chef de l'Etat peut gérer l'argent public dans la mesure où elle n'a pas d'existence juridique, selon les termes de la réponse à la question n°4561 publiée au Journal Officiel du 28 novembre 2006, et qu'elle ne fait pas partie des services de la Présidence. Par ailleurs, il aimerait connaître les plafonds de dépenses et de retraits en liquide autorisés pour cette carte de paiement.

Il rappelle que les sommes en cause n'étant soumises à aucun contrôle extérieur, ni de la Cour des comptes, ni du Parlement, de telles pratiques ne peuvent que susciter l'inquiétude de tous ceux que préoccupe la bonne gestion des fonds publics.

C'est pourquoi il renouvelle sa proposition de donner à l'épouse du chef de l'Etat un statut permanent lui permettant d'agir dans le respect des règles juridiques et comptables qui fondent les valeurs républicaines.

dimanche, juin 24, 2007

Pas de rose sans épines

Que ceux qui craignaient la privatisation du Parti socialiste se rassurent. Depuis une semaine tout juste, dépêche AFP faisant foi, le couple hégémonique n'est plus. Fini les suspicions, les soupçons et les rumeurs autour de la romance à l'eau de rose la plus politique de France. Fini de les coups de force de Madame pour s'imposer, les grands-écarts de Monsieur pour rattraper. Je t'aime un peu, beaucoup, passionnement, à la folie, pas du tout. De la fleure il ne reste que les épines.

"Qui va garder les enfants", s'était en son temps demandé, mal inspiré, Laurent Fabius. Aujourd'hui, la question de la garde, non pas de la progéniture mais de la maison Parti socialiste, autrement plus importante, se repose de nouveau et de manière préoccupante. François Hollande assure ressortir satisfait du Conseil national. Quant à Ségolène Royal, elle a brillé par son absence. Trop absorbée par sa région. Enfin, une journée seulement. Car elle éclipsait à nouveau les éléphants dimanche 24 juin en s'offrant le dernier numéro de la saison de Dimanche+ sur Canal, suivi du journal de Claire Chazal le soir.


Une difficile autocritique, la même ligne que pour la présidentielle, bien différente de celle de François Hollande. Un objectif visible, l'appliquer au parti. Ouverture au centre, démocratie participative. Des propositions qui arrivent comme un bouquet de roses fanées pour certains. Au Conseil national du parti, les royalistes n'ont obtenu qu'un renouvellement de la campagne d'adhésions à 20€. De quoi espérer un afflux de nouveaux militants, réputés favorables à Ségolène Royal. A défaut de maison, on se contente des meubles.

mardi, juin 19, 2007

Le grand perdant

Seul ministre battu, Alain Juppé a remis sa démission à François Fillon. Et lorsque les journalistes lui posent quelques questions, on lui retrouve le petit ton de 1995.




En tout cas, Alain Juppé est l'auteur d'une déclaration après défaîte qui égale certainement le "Je vous demande de vous taire" de Balladur en 1995. Non pas dans son discours, assez digne, mais dans l'attitude des militants socialistes du fond de la salle.

lundi, juin 18, 2007

J'ai vu ton nom sur la liste de droite

Bon nombre de candidats se réveillent aujourd'hui députés avec une petite pensée pour le flaire politique du vieux renard. Si la gauche a gagné des sièges par rapport à 2002, c'est sans doute grâce au coup de dent de Laurent Fabius sur Jean-Louis Borloo dimache dernier. La polémique sur la TVA sociale a brisé la dynamique bleue du premier tour.

Le 17 juin, la gauche a remporté 226 sièges (204 PS, 18 communistes, 4 verts) contre 245 pour l'UMP et le NC. 101 avaient déjà été remportés par la droite au premier tour, contre un seul pour la gauche. L'opposition gagne donc une cinquantaine de sièges dans ce dernier scrutin. Un sursaut inattendu, compte tenu de la débacle présidentielle. Tant et si bien que sur les plateaux télévisés, hiers soir, on peinait à distinguer les vraix vainqueurs du scrutin. Gouvernement ou opposition ? Sans doute les deux.

Un peu gagnant également, le MoDem. Il arrache quatre sièges, au lieu de l'unique annoncé. Mais perdu au milieu de la masse, Bayrou aura bien du mal à se faire entendre à l'Assemblée, faute de groupe parlementaire.


Une petite déception pour le gouvernement donc, malgré les nombreuses manifestations populaire de l'entre deux tours pour le soutenir. Un exemple à Paris.

samedi, juin 16, 2007

La reine des éléphants

Deux siècle que Louis XVI a perdu la tête. Et pourtant, certains s'y prennent à rêver encore. L'Action française existe toujours, envers et contre le temps.

Contre le temps, mais toujours dans l'actualité chaude et bouillonante. Ainsi, le dernier numéro d'Insurrection, magazine des lycéens de l'AF revient, près de quatre mois après sa cloture, sur Bombaysers de Lille.

C'est à lire en page 6. Tout le reste du magazine pourra divertir le lecteur, en cette après-midi pluvieuse.


Tout aussi anachronique, l'Alliance royale, parti fondé en 2001, avec pour but, on s'en doute, redonner un roi à la fille aînée de l'Eglise.

Principaux débats du moment : Si Sarkozy refuse le droit de grâce, c'est bien que la République n'est pas un régime convenable. Ou encore, si les législatives ne servent plus à rien, c'est bien à cause de la présidentielle, élection sans fondement.

Attention, si l'AR est bien un parti politique, elle ne se présente pas aux élections. Le motif ? Trop peu d'argent. On est loin du lustre d'antan...

jeudi, février 15, 2007

Utopie Complète

Eclairage sur un petit candidat




Il est comme cela Roland Castro, président du Mouvement pour l'utopie concrète (MUC) et candidat à lélection présidentielle. Un humour assumé, gentillement provocateur, aspergé de propositions concrètes.
On parlait de 100 propositions? Lui en fait 89, pour changer une année révolutionnaire en une "RÊVolution fraternelle". Allez, on en cite quelques unes : transformation du Sénat en chambre philosophique élue au SU, suppression de l'ENA, gouvernement mondial pour l'environnement et le climat, partager la culture pour tendre vers l'universalité de l'être, ou encore une obligation de rebellion du citoyen face à la puissance de l'Etat. Reste simplement à obtenir les paraphes de 500 grands-électeurs pour entrer dans la course.

Architecte de son état, l'habitat, il connaît. Et plus particulièrement celui de banlieue. C'est peut-être un des dernier en France à défendre la construction de tours, une manière "d'habiter le ciel".



Ses voeux aux Français, Roland Castro, comme Sarko et Ségo (la grande classe), a choisi de les présenter sur l'Internet, clope à la main. L'occasion d'évoquer un hypothétique gouvernement de l'utopie concrète.



Malheureusement, un mois après ce message, Roland n'a toujours pas de nom pour Matignon (Direct8, le 11/02/07). Oups, un petit manquement à la proposition 81 ("Devoir des candidats à l'élection présidentielle de présenter lors de la campagne leur Premier Ministre")?

mercredi, février 14, 2007

Le mythe errant

Après le remix de la "force tranquille" en "rupture tranquille", l'affiche de campagne de Nicolas Sarkozy, voici les "110 propositions" reformulées en "100". L'année 2007 sera mitterrandienne ou ne sera pas.



A suivre un discours que tout le monde attendait, diffusé sur le net par le PS.

Villepinte, 11 février 2007

samedi, décembre 02, 2006

Abus de confiance



"Je n'ai rien à cacher, mais là, trop, c'est trop. Mon livre, Clearstream, l'enquête, a débloqué l'autre enquête, celle des juges. Je trouve profondément injuste d'être aujourd'hui mis en cause."
Denis Robert est remonté. Non pas comme une horloge suisse qui sonne l'heure avec précision. Mais comme un mécanisme dont on a tourné la clef à outrance et qui lâche, qui lâche, qui déploie le trop plein d'énergie accumulée.

Mercredi 29 novembre, devant les journalistes réunis au Club de la presse de Lille, il explose. Il a appris trois jours avant sa mise en examen pour recel d'abus de confiance. "Il y avait prescription sur le recel de viol de secret bancaire, ils ont dû trouver autre chose. Avec ce genre de raisonnement, vous achetez un bouquin [NDLR : sur l'enquête Clearstream] et vous devenez à votre tour receleur : il y a des listes dedans." Pour l'auteur, c'est symptomatique de notre démocratie. Moins d'espace de liberté, une censure remise au goût du jour. "Mon livre [Clearstream, l'enquête]a été retiré de la vente du 9 juin au 3 juillet 2005. Des types sont entrés dans des librairies pour retirer mes bouquins! On avait pas vu cela depuis la guerre d'Algérie."

Si Denis Robert est mis en cause, c'est suite à la plainte de Dominique de Villepin. "Etre premier ministre faire un truc comme cela, c'est jouer petit bras. Je ne suis qu'un zonard qui a écrit un bouquin, c'est tout. Que le chef du gouvernement attaque quelqu'un dont le seul but est d'informer les gens est une attitude désastreuse pour la liberté de la presse."

La presse qui ne le suit pas toujours. Alors qu'elle ne s'intéresse qu'assez peu à son cas, il fait "la une sur l'Internet depuis dix jours." Sur Agoravox notamment, où il a lui-même publié un article. Un comité de soutien s'est monté pour le soutenir. Une pétition est lancée. L'écrivain donne régulièrement des nouvelles sur son blog. Bref, la Toile jour pleinement sont rôle de réseau, de culture alternative et de média citoyen.




On apprend ce samedi que Dominique de Villepin sera entendu comme simple témoin par les juges Pons et d'Huy. Cela signifie qu'aucune charge ne sera retenu contre lui. Assez décourageant. Alors pourquoi ne pas prendre les choses avec humour? On savait Denis Robert ex-journaliste, écrivain. Il faut maintenant savoir qu'il est aussi artiste. Artiste de Kombart. Par exemple avec les deux toiles réalisées à partir de de listing de Clearstream visible à la sixième page de Domination, ouvrage sorti avec le peintre Philippe Pasquet. Un livre oeuvre d'art associant toiles et textes. Des mots kombatifs, des mots salvateurs, des mots vrais tout simplement. Bref, une révolte dans un monde aseptisé.

Extrait de Domination


Torture

On joue avec les mots. Et avec les morts. Les propriétaires de journaux, de radios, de télévision instillent une idéologie faite de renoncements. Des vendeurs d'armes, de béton, de pétrole, de tuyaux, investissent des fortunes pour nous informer. Dans quel but? Entre autre, celui de nous imposer, comme nouvelle forme de religion, cette loi des marchés financiers devant lesquels la seule posture admissible est la génuflexion. On nous explique que pour être concurrentiels, les groupes français puis européens doivent s'unir. Ces concentrations impliquent forcément des compressions de personnels. Et logiquement de la fabrication de SDF, à durée de vie limitée. Leur croissance, agitée comme un fier étandard, est un mirage. Il s'agit d'une réduction de coûts. Dans nos sociétés boursières, on est prié de ne pas dire liquidateur mais repreneur, agent de consolidation mais présentateur de journal télévisé, corvéable mais flexible, licenciements mais plan social, crève la faim mais SDF, mort mais disparition ou mieux : lente destructuration.



Philippe Pasquet
Domine, 2005
Acrylique/collage sur toile et papier

mercredi, novembre 15, 2006

Dominique de Villepin à Lille

Une heure et demi d'attente, cinq contrôles de carte d'étudiant, une fouille de sac et une grosse bagare pour la moindre place dans l'amphi. Il fallait en vouloir ce mercredi 15 novembre pour assister à la conférence de Dominique de Villepin à Lille. La fac de droit grouille d'étudiants venus des quatre coins de la ville pour écouter le locataire de Matignon.
Aucun ne sait vraiment ce que le Premier ministre vient faire à Lille, et surtout devant eux. C'est par curiosité ou avec la simple envie "de le voir en vrai" qui les a déplacé.

Peu avant 15h, les étudiants membres de l'UNI se placent sur les bancs réservés aux personnalités, ce qui ne manque pas de faire rire la salle. Pierre Maurois s'installe, suivi de tout les notables locaux. Et puis ça y est, il arrive. Energique. Beau. Souriant. Il se prête quelques instants au jeu des photographes, puis entame la conférence.

Dominique de Villepin déroule son discours, brillant, sur la France dans le contexte international, avec un petit accent d'ONU 2003.
"Le premier élément marquant est l'émergence de la Chine. Très puissante, le problème est qu'elle n'a pas encore adopté les mêmes règles sociales et environementales que l'Europe." Il poursuit sur une actualité à laquelle il aime toujours rappeler son implication : " Le second est l'Irak. La guerre était vouée à l'échec. Le pays est aujourd'hui plongé dans une guerre civile. Le monde voulu par les Etats-Unis, un cercle vertueux, ce révèle être un cercle vicieux."
"Il y a souvent des injustices, dans de nombreuses régions du monde, qui se transforment en frustration. Or un monde d'inégalité va vers le désordre."

C'est pour cela que la France et l'Europe doivent reprendre une place importante dans le monde. Pour plusieurs raisons : pour préserver les protections sociales, pour l'émergence d'un "patriotisme économique européen". Thèmes qu'il déroule en presque 3/4 d'heure de discours. Il conclue en regrettant le manque de place donné à l'international dans la campagne politique actuelle.

Arrive le tour des questions. Plates, attendues, carressant l'homme dans le sens du poil. Sauf peut-être celle portant sur la remise de Légion d'honneur à Vladimir Poutine. Dominique de Villepin abandonne alors sa grande vision de la France démocratique aux valeurs universelles pour la ramener au rang de simple petit pays dépendant du gaz. Et de plonger sur une phrase : "Avant de regarder ce qui va mal chez les autres, il faut d'abord se rendre compte ce qui va mal chez soi."

vendredi, novembre 03, 2006

La voix off & polémix

Quelle belle tradition populaire que de railler les hommes politiques. C'est bête. C'est méchant. Mais, le pire, c'est qu'à chaque fois on en redemande. Alors tout le monde se lance. Chaque radio, chaque chaîne de télé a son polémiste. Pas question de zapper les quelques minutes de décalage qui offrent une image moins lisse et plus corrosive. Chacun y va de son commentaire, de sa vanne. En face , ou dans le dos des intéressés. Tous les auteurs satiriques étant loin d'avoir le même talent, la multitude nivelle vers le bas.
Alors au milieu de tant de coups-bas, se distinguer de la masse, c'est exister. Etre créatif parmis les esprits libres se révèle une tâche ardue. La Voix off et Polemix, dans leurs éditomix, innovent. Non pas par la méthode du remix et du détournement. Mais parce qu'ils vont plus loin que les autres dans leur ton. Ils reprennent, transforment, triturent les mots. Les petites phrases des politiques se retournent contre leurs auteurs. Ils les allument là où ça fait mal. C'est en dessous de la ceinture et c'est assumé. Par leurs détournements, ils rendent plus vraix nos gouvernants, accentuant un trait de caractère, un lapsus, une attitude. De la caricature auditive qui se résume en un mot : hilarant.

Bonus: ils sont tourangeaux, et ce n'est pas donné à tout le monde.