lundi, septembre 10, 2007

Travailler plus longtemps

Après le petit dérapage misogyne de Jacques Attali, l'homme aurait-il à nouveau un peu trop parlé?
Dimanche 9, sur Europe 1, il a déclaré :
"Je rêve aussi que le pays soit tel, et que le travail soit changé d'une telle façon que l'allongement de la durée du travail soit une revendication positive. Moi cela serait un cauchemard que l'on me demande d'arrêter de travailler. Et je rêverai que tout le monde revendique : Je veux travailler le plus longtemps possible."

En juillet encore, il délcarait sur son blog (Conversation avec Jacques Attali):
"J'ai dit précedemment qu'accepter de devenir ministre dans un domaine de compétence intérieure, c'est changer de camp. Ceci ne s'applique evidemment pas à la présidence d'une commission, qui n'est pas une fonction opérationnelle, et n'implique aucune solidarité avec l'action de l'executif."

Ca y ressemble drolement tout de même.

dimanche, septembre 09, 2007

Les ministres frétillent

L'hyperactivité nuit au gouvernement. Mais qu'ont-ils donc tous à vouloir se meler de ce qui ne les regarde pas, ces ministres?
Borloo, la TVA sociale mal emballée et sous-pesée. Exit à l'Ecologie.
C'est maintenant à Christine Boutin de jeter de l'huile sur le feu. Chute, mais voyons chute! On a dit après les municpales Christine.
Alors pauvre Rama Yade, elle qui voyait le terrain libre laissé par la dévote, en a profité pour prononcer ces premiers mots de gouvernante. Mal lui en a pris. Première sortie, première raclée. C'est le métier qui rentre.
Quelle conclusion en tirer? Ne pas suivre l'exemple du président? Se contenter de mettre en application les décisions de Nicolas?
En tout cas, il y en a un pour qui tout ce débat passe très loin. Il sermone ses ministres pour éviter à Nicolas de le faire lui-même. Du coup, un peu las et en manque de recadrage, il profite d'un morne creux d'emploi du temps pour laisser de superbes photos sur son blog. Oeuvrer pour produire la plus belle image possible. Et si c'était cela être ministre aujourd'hui?

lundi, septembre 03, 2007

Les jeunes royalistes existent

Ce n'est pas une blague. On peut être jeune, et royaliste à la fois. Certes, cela sous-entend quelques désagréments mineurs. Comme par exemple, porter les cheveux très courts et devenir fasciste. Mais devant devant les caméras de télévision, cela passe plutôt bien.




Bref, du folklore désuet. Seulement voilà. Au camp Maxime real del Sarte, les jeunes, on les forme à la politique... musclée. La jeunesse de 15 à 35 ans ("Le CMRDS est ouvert à tous les jeunes entre 15 et 35 ans, désireux de se former à la politique nationaliste et royaliste") reçoit un entrainement physique, sportif par des valets à la livrée particulière : traillis et rangers.




Tous cela pour rappeler à nos petits jeunes une tradition bien française, bien qu'un peu italienne : les défilés de ligue fasciste. Une bonne habitude perdue dans les années 1930. Ah c'était le bon temps, n'est-ce pas les gars?

dimanche, septembre 02, 2007

Internet mon amour

On dira ce que l’on voudra, mais la France est une attardée. Si l’Internet était sa mémoire, elle aurait Alzheimer. Entre problèmes techniques, incompétence des fournisseurs et irrespect du client, on a le choix de sa coupure.
Pour moi ce fut quelques mois au début de l’année, une semaine en juillet et tout le mois d’août. A chaque fois sans motif, tout du moins justifié. Il y aura au moins un qui aura pris des vacances : mon réseau.
A qu’elle est belle la concurrence ! Il paraît qu’elle est là dans l’intérêt du citoyen. Au regard des faits, on dirait plus que c’est dans l’intérêt du portefeuille de certains. Tous les fournisseurs proposent au centime près les mêmes offres, tous proposent des centrales téléphoniques remplis d’incompétents. Ce ne sont que des boîtes à fric. Peu importe la qualité du service, du moment que l’argent rentre. Résultat : on se retrouve comme dans les années 1950 avec des gens privés de téléphone pendant des mois.
Il y a presque un côté humoristique dans les lettres stéréotypées envoyées aux clients lésés. D’une, ce n’est jamais de la faute de l’entreprise, même si les faits prouvent le contraire. De deux, elles commencent toutes par un ton menaçant. De trois, elles prennent elles un virage à 180° en précisant de manière complètement dérisoire que la boîte mail reste en fonction. Avec le nombre de salades qu’elles ont déblatéré avant, je m’attends à ce qu’elle soit fermée d’ici peu.

jeudi, août 02, 2007

Droit de grève (Paris, 25/05/1864 - Paris, 02/08/2007) ?

C'est fait. Une des mesures phares de la campagne électorale, le service minimum, a été adoptée par l'Assemblée nationale. Une brèche dans les fondations de l'institution grève.

96 voix contre 22 ont suffi pour s'attaquer à un droit fondamental des salariés. Il faut croire que l'opposition, qui compte plus de 200 députés, applique déjà ce service minimum. De son côté, le gouvernement ne s'attarde que sur les transports terrestres, c'est à dire les trains. Ceux dont les mouvements sont les plus impopulaires, mais également ceux dont l'efficacité était la plus forte.

Les députés UMP Corses voulaient y inclure les transports maritimes. Ce ne sera pas pour tout de suite. Xavier Bertrand se souvient certainement du blocus de la SNCM. Pour la CGT, c'est reculer pour mieux avancer. Selon le syndicat, "les salariés des entreprises de transports publics terrestres sont les cobayes d’une politique visant à une restriction du droit de grève de grande ampleur dans notre pays et pour l’ensemble des salariés tant du secteur privé que des services publics". C'est effectivement l'amendement n°83, finalement non-soutenu, qui fait peur à la CGT. C'était peut-être aller un peu trop vite en besogne. Il y a cinq ans pour cela.

La patiente anglaise

Une journaliste imperturbable.

mercredi, août 01, 2007

Politic fiction

Evincer les fonctionnaires chinois corrompus. Pourquoi pas? Paraît-il qu'ils sont pléthore en ce pays. Les paysans auraient même quelques griefs contre ceux qui revendent les terres communales aux promoteurs immobliers.
Du coup, le parti communiste de la ville de Ningbo a décidé d'éditer un jeu, "Le guerrier incorruptible". Le but est simple : le joueur incarne un fonctionnaire honnête qui doit trucider les corrompus, avec leurs maîtresses et leurs enfants. La suite est plus classique. Plus vous tuez, plus vous augmentez votre puissance. Récompense ultime : atteindre le "Paradis des honnêtes gens, libérés de la corruption." Il paraît que "les oiseaux y chantent, les fleurs y répendent leurs effluves, les personnes y sont pleines d'amour et d'harmonie, la nation prospère et le monde est calme et paisible." Rien que cela.

Mais les Chinois adorent. Résultat, le 25 juillet, date de mise en ligne du jeu, 300 personnes se sont enregistrées. Le 28 juillet, plus de 100 000 l'avaient téléchargé. Un peu trop. Le serveur était prévu recevoir 500 personnes en ligne. Il a été arrêté pour une petite remise en forme.

Que font nos autorités politiques, à nous, pauvres Français cyber-attardés? Jean-François Copé avait en son temps innové avec le magnifique Cyber-budget. Un jeu palpitant permettant au contribuable de se glisser dans la terrible vie d'un ministre du budget. Et qui, au passage, expliquait à ce râleur de Français qu'il est impossible de répondre à toutes les exigeances financières des salariés, qu'il faut rembourser la dette, etc. Bref pour convertir à la bonne vision libéral de JFC (Jean-François Copé).

La véritable bonne idée serait un jeu de stratégie, où le joueur, depuis l'Elysée tenterait de corrompre les figures de l'opposition. 100 points pour un maire de province. 500 points pour un ex-membre du bureau nationale du PS.