jeudi, août 02, 2007
mercredi, août 01, 2007
Politic fiction
Evincer les fonctionnaires chinois corrompus. Pourquoi pas? Paraît-il qu'ils sont pléthore en ce pays. Les paysans auraient même quelques griefs contre ceux qui revendent les terres communales aux promoteurs immobliers.
Du coup, le parti communiste de la ville de Ningbo a décidé d'éditer un jeu, "Le guerrier incorruptible". Le but est simple : le joueur incarne un fonctionnaire honnête qui doit trucider les corrompus, avec leurs maîtresses et leurs enfants. La suite est plus classique. Plus vous tuez, plus vous augmentez votre puissance. Récompense ultime : atteindre le "Paradis des honnêtes gens, libérés de la corruption." Il paraît que "les oiseaux y chantent, les fleurs y répendent leurs effluves, les personnes y sont pleines d'amour et d'harmonie, la nation prospère et le monde est calme et paisible." Rien que cela.
Mais les Chinois adorent. Résultat, le 25 juillet, date de mise en ligne du jeu, 300 personnes se sont enregistrées. Le 28 juillet, plus de 100 000 l'avaient téléchargé. Un peu trop. Le serveur était prévu recevoir 500 personnes en ligne. Il a été arrêté pour une petite remise en forme.
Que font nos autorités politiques, à nous, pauvres Français cyber-attardés? Jean-François Copé avait en son temps innové avec le magnifique Cyber-budget. Un jeu palpitant permettant au contribuable de se glisser dans la terrible vie d'un ministre du budget. Et qui, au passage, expliquait à ce râleur de Français qu'il est impossible de répondre à toutes les exigeances financières des salariés, qu'il faut rembourser la dette, etc. Bref pour convertir à la bonne vision libéral de JFC (Jean-François Copé).
La véritable bonne idée serait un jeu de stratégie, où le joueur, depuis l'Elysée tenterait de corrompre les figures de l'opposition. 100 points pour un maire de province. 500 points pour un ex-membre du bureau nationale du PS.
Du coup, le parti communiste de la ville de Ningbo a décidé d'éditer un jeu, "Le guerrier incorruptible". Le but est simple : le joueur incarne un fonctionnaire honnête qui doit trucider les corrompus, avec leurs maîtresses et leurs enfants. La suite est plus classique. Plus vous tuez, plus vous augmentez votre puissance. Récompense ultime : atteindre le "Paradis des honnêtes gens, libérés de la corruption." Il paraît que "les oiseaux y chantent, les fleurs y répendent leurs effluves, les personnes y sont pleines d'amour et d'harmonie, la nation prospère et le monde est calme et paisible." Rien que cela.
Mais les Chinois adorent. Résultat, le 25 juillet, date de mise en ligne du jeu, 300 personnes se sont enregistrées. Le 28 juillet, plus de 100 000 l'avaient téléchargé. Un peu trop. Le serveur était prévu recevoir 500 personnes en ligne. Il a été arrêté pour une petite remise en forme.
Que font nos autorités politiques, à nous, pauvres Français cyber-attardés? Jean-François Copé avait en son temps innové avec le magnifique Cyber-budget. Un jeu palpitant permettant au contribuable de se glisser dans la terrible vie d'un ministre du budget. Et qui, au passage, expliquait à ce râleur de Français qu'il est impossible de répondre à toutes les exigeances financières des salariés, qu'il faut rembourser la dette, etc. Bref pour convertir à la bonne vision libéral de JFC (Jean-François Copé).
La véritable bonne idée serait un jeu de stratégie, où le joueur, depuis l'Elysée tenterait de corrompre les figures de l'opposition. 100 points pour un maire de province. 500 points pour un ex-membre du bureau nationale du PS.
dimanche, juillet 29, 2007
Comment faire d'un défaut un atout
Quel est le rapport entre Trécon, Arnac-la-Poste, Bèze ou encore Corps-Nuds? Se sont toutes des communes françaises. Pas fâchées avec leur nom, elles ont décidées d'en faire un atout. Elles se réunissent tous les ans, lors des rencontres des communes aux noms "burlesques et chantants". Histoire de se faire découvrir mutuellement leurs spécialités locales, mais aussi de faire parler d'elles.
"Une chose singulière les caractérise : plus le nom est chantant et burlesque moins elle compte d'habitants", a expliqué Patrick Lasseube, maire de Saint-Lys. Ainsi, on trouve 73 habitants à Trécon.
Elles étaient cette année réunies dans le Beaujolais. Parmi les vingt-deux autres communes, on trouve également Bellebrune, Beaufou, Bouzillé, Grateloup, Latronche, Montcuq, Sainte-Verge, Saligos ou Poil.
Reste à trouver comment on appelle les habitants.
Edit : Libé vient de publier un papier sur le sujet
"Une chose singulière les caractérise : plus le nom est chantant et burlesque moins elle compte d'habitants", a expliqué Patrick Lasseube, maire de Saint-Lys. Ainsi, on trouve 73 habitants à Trécon.
Elles étaient cette année réunies dans le Beaujolais. Parmi les vingt-deux autres communes, on trouve également Bellebrune, Beaufou, Bouzillé, Grateloup, Latronche, Montcuq, Sainte-Verge, Saligos ou Poil.
Reste à trouver comment on appelle les habitants.
Edit : Libé vient de publier un papier sur le sujet
mercredi, juillet 25, 2007
Tour de farce
C'est si beau un maillot jaune qui franchit la ligne en vainqueur. Dommage qu'il le fasse sous les sifflets du public.
Sur le podium, Mikael Rasmussen garde ses lunettes. Les sifflets, de nouveau. Il jette son bouquet dans la foule, histoire de contenter les quelques spectateurs qui l'applaudissent. En ce moment, le Danois est à moitié défiguré par une piqure d'abeille à la lèvre. Avec ce bec de chanteur de Jazz et ses besicles vissées sur le nez, il singe bien involontairement un Noir albinos.
Lors de l'interview, il fait profile-bas. Il vente Contador, ses qualités de grimpeur, l'impossibilité de le suivre. Il explique ses gestes d'énervement vis-à-vis des motos par une simple volonté d'équité : il ne voulait pas que le Colombien soit géné lors d'une éventuelle attaque. Sauf que l'accélération victorieuse, c'est lui qui l'a placée.
"La moitée des Danois ne vous voient pas en jaune sur les Champs-Elysées."
(Sous-entendu, il va y avoir une fin prématurée due aux affaires)
Par trois fois le Danois ne comprend pas la question. A la quatrième :
"J'espère qu'aujourd'hui ils ont compris."
Derrière leurs micros, les Laurent Fignon et Thierry Adam n'arrivent pas à s'extasier. C'est pourtant leur métier. "Pas envie".
Pas envie parce qu'il a exploité les failles d'un réglement anti-dopage parfois un peu souple. Alors que les derniers coureurs franchissent la ligne, on apprend que Cristian Moreni, coureur de Cofidis a été pris positif à la testostérone entre Marseille et Montpellier. Commentaire de Sylvain Chavanel, son coéquipié, à l'arrivée : "C'est la fête." Cofidis fait parti des huit équipes qui ont protesté ce matin pour montrer l'existence de deux pelotons.
La fête, donc. On laisse un Danois certainement dopé et assurément grognon gagner un Tour. De l'autre on vire le coureur le plus chevaleresque et le plus talentueux du peloton. Pourquoi exclure Vinokourov? Parce qu'il n'est pas parti au Mexique? Parce que son équipe n'a pas pu s'offrire une transfusion sanguine indétectable? Car auourd'hui, ceux qui se font prendre sont ceux qui n'ont pas les moyens de masquer leur fraude. Vinokourov, blessé, restera celui qui a gagné les deux plus belles étapes. Il restera le panache. Il restera celui qui n'a pas eu de chance au contrôle.
Sur le podium, Mikael Rasmussen garde ses lunettes. Les sifflets, de nouveau. Il jette son bouquet dans la foule, histoire de contenter les quelques spectateurs qui l'applaudissent. En ce moment, le Danois est à moitié défiguré par une piqure d'abeille à la lèvre. Avec ce bec de chanteur de Jazz et ses besicles vissées sur le nez, il singe bien involontairement un Noir albinos.
Lors de l'interview, il fait profile-bas. Il vente Contador, ses qualités de grimpeur, l'impossibilité de le suivre. Il explique ses gestes d'énervement vis-à-vis des motos par une simple volonté d'équité : il ne voulait pas que le Colombien soit géné lors d'une éventuelle attaque. Sauf que l'accélération victorieuse, c'est lui qui l'a placée.
"La moitée des Danois ne vous voient pas en jaune sur les Champs-Elysées."
(Sous-entendu, il va y avoir une fin prématurée due aux affaires)
Par trois fois le Danois ne comprend pas la question. A la quatrième :
"J'espère qu'aujourd'hui ils ont compris."
Derrière leurs micros, les Laurent Fignon et Thierry Adam n'arrivent pas à s'extasier. C'est pourtant leur métier. "Pas envie".
Pas envie parce qu'il a exploité les failles d'un réglement anti-dopage parfois un peu souple. Alors que les derniers coureurs franchissent la ligne, on apprend que Cristian Moreni, coureur de Cofidis a été pris positif à la testostérone entre Marseille et Montpellier. Commentaire de Sylvain Chavanel, son coéquipié, à l'arrivée : "C'est la fête." Cofidis fait parti des huit équipes qui ont protesté ce matin pour montrer l'existence de deux pelotons.
La fête, donc. On laisse un Danois certainement dopé et assurément grognon gagner un Tour. De l'autre on vire le coureur le plus chevaleresque et le plus talentueux du peloton. Pourquoi exclure Vinokourov? Parce qu'il n'est pas parti au Mexique? Parce que son équipe n'a pas pu s'offrire une transfusion sanguine indétectable? Car auourd'hui, ceux qui se font prendre sont ceux qui n'ont pas les moyens de masquer leur fraude. Vinokourov, blessé, restera celui qui a gagné les deux plus belles étapes. Il restera le panache. Il restera celui qui n'a pas eu de chance au contrôle.
Abandon de blog pour les vacances
A l'instar du sort de nombreux animaux de compagnie, certains n'hésitent plus à abandonner leur cher blog, adopté seulement quelques mois auparavant, avant de partir en vacances. Parmi eux, les hommes politiques figurent en bonne place.
Comme Mikael Rasmussen, tout le monde n'emporte pas son ordinateur au Mexique, certes. Et difficile de publier des messages au camping, à part pour ceux qui auraient choisi les jardin de Paris comme destination estivale. Mais au delà de ces excuses louables, l'abandon de son compagnon électronique traduirait-il une ambition déçue?
Peut-être. On n'imagine pas Lionel Jospin dormir sous une tente depuis le 17 mars. Etrange, à la retraite, on a pourtant le temps. Retour manqué, blog délaissé?
Il en va de même pour Laurent Fabius. Un seul message depuis le 10 juin. Philippe de Villiers l'a abandonné depuis longtemps au fond d'une forêt binaire. Peut-être cela vallait-il mieux pour lui : il donnait peine à voir ce blog famélique, nourri en alternance par deux photos du leader.
Celui de Marie-Georges Buffet n'était de toute manière qu'éphémère. Dominique Voynet a plié bagage depuis longtemps.
Mais y en a-t-il un qui continue? Oui, et même plusieurs. Ceux qui sont encore en course. DSK, par exemple, sur les rails du FMI. Ou encore François Fillon, qui s'amuse à faire visiter Matignon.
Bref, je vais bien, je continue ; je vais mal, j'arrête.
Comme toute règle, il y a une exeption. Un bastion tourangeaux du Net : Renaud Donnedieu de Vabres. Battu aux législatives, évincé du gouvernement, il n'a plus rien à perdre. Du coup, il se relance dans une campagne, celle des municipales. Plusieurs années ministre, il rappelle qu'il n'a jamais oublié sa bonne ville de Tours. Après tout, n'est-il pas resté conseiller municipal, d'opposition? Au moins,lui, croit-il toujours au pouvoir de l'Internet.
Comme Mikael Rasmussen, tout le monde n'emporte pas son ordinateur au Mexique, certes. Et difficile de publier des messages au camping, à part pour ceux qui auraient choisi les jardin de Paris comme destination estivale. Mais au delà de ces excuses louables, l'abandon de son compagnon électronique traduirait-il une ambition déçue?
Peut-être. On n'imagine pas Lionel Jospin dormir sous une tente depuis le 17 mars. Etrange, à la retraite, on a pourtant le temps. Retour manqué, blog délaissé?
Il en va de même pour Laurent Fabius. Un seul message depuis le 10 juin. Philippe de Villiers l'a abandonné depuis longtemps au fond d'une forêt binaire. Peut-être cela vallait-il mieux pour lui : il donnait peine à voir ce blog famélique, nourri en alternance par deux photos du leader.
Celui de Marie-Georges Buffet n'était de toute manière qu'éphémère. Dominique Voynet a plié bagage depuis longtemps.
Mais y en a-t-il un qui continue? Oui, et même plusieurs. Ceux qui sont encore en course. DSK, par exemple, sur les rails du FMI. Ou encore François Fillon, qui s'amuse à faire visiter Matignon.
Bref, je vais bien, je continue ; je vais mal, j'arrête.
Comme toute règle, il y a une exeption. Un bastion tourangeaux du Net : Renaud Donnedieu de Vabres. Battu aux législatives, évincé du gouvernement, il n'a plus rien à perdre. Du coup, il se relance dans une campagne, celle des municipales. Plusieurs années ministre, il rappelle qu'il n'a jamais oublié sa bonne ville de Tours. Après tout, n'est-il pas resté conseiller municipal, d'opposition? Au moins,lui, croit-il toujours au pouvoir de l'Internet.
mardi, juillet 24, 2007
J'aime pas ma carte
Quoi, elle est pas belle la carte d'électeur ? Pour certains, c'est un fait. Simple bout de carton, moche et insignifiant. Pour d'autres, pire encore, il s'agit d'un symbole à dégrader. Du coup, ils rivalisent d'imagination pour mettre en scène la mise à mort de leur pauvre petite carte.
Les plus malins à ce petit jeu sont certainement les militants royalistes. Si voter n'est pas leur priorité (l'Alliance royale n'a pas assez d'argent pour se présenter), il faut leur reconnaître une certaine créativité. Par exemple avec ce remake du Grand bleu, ou encore avec cette reconstitution historique de la mort de Jeanne d'Arc. Maudit Anglais ! Heu, Français...(Dans les deux cas, c'est à la fin)
On remarquera la présence d'un indépendentiste savoyard. En observant, on s'aperçoit qu'il s'en est servi au moins deux fois. Le petit tricheur.
Petite séquence souvenir avec cette manifestation de buralistes.
(vers 5'20")
Résultat, pas la trace d'une ombre d'un fantôme de buraliste dans les arguments des différents candidats de la campagne. Force est de constater que, point de vue efficacité, ce n'est peut-être pas la bonne méthode.
Les plus malins à ce petit jeu sont certainement les militants royalistes. Si voter n'est pas leur priorité (l'Alliance royale n'a pas assez d'argent pour se présenter), il faut leur reconnaître une certaine créativité. Par exemple avec ce remake du Grand bleu, ou encore avec cette reconstitution historique de la mort de Jeanne d'Arc. Maudit Anglais ! Heu, Français...(Dans les deux cas, c'est à la fin)
On remarquera la présence d'un indépendentiste savoyard. En observant, on s'aperçoit qu'il s'en est servi au moins deux fois. Le petit tricheur.
Petite séquence souvenir avec cette manifestation de buralistes.
(vers 5'20")
Résultat, pas la trace d'une ombre d'un fantôme de buraliste dans les arguments des différents candidats de la campagne. Force est de constater que, point de vue efficacité, ce n'est peut-être pas la bonne méthode.
L'ordre règne
Entre les piétons écrasés et les bavures, les forces de l'ordre se lachent. Récit de la dernière en date sur le blog de Karl Laske de Libération.
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