+ 1 pour l'intégrisme. Le retour à l'ordre moral est dans l'air du temps. Dénonciation de Mai 68, divination de la valeur travail, tour de visse sur la justice. Les vents conservateurs soufflent sur la société depuis l'Elysée. Voilà maintenant qu'ils vont balayer les maigres forêts religieuses qui boisent encore le paysage catholique européen.
Les lefebvristes ont gagné. Le pape Benoît XVI a donné le motu proprio
autorisant la célébration de la messe en latin selon le rite tridentin. En politique, on balaye les réformes de 68, dans l'Eglise, celles de Vatican II.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Autoriser la célébration traditionnelle, c'est tendre la main à tous les intégristes qui refusaient l'ouverture de Vatican II. C'est avoir un prètre qui célèbre le dos tourné à ses fidèles. C'est entretenir une part de mysticisme avec une langue inconnue. "Cela correspond bien à une vision de la société, selon un prètre catholique. Les sages connaissent et possèdent. Les autres ne peuvent que suivre. C'est donner une vision pyramidale de l'Eglise. Il y a les puissants et les autres. L'Eglise est en ordre, et cela se retranscrit sur la société entière. Cela explique pourquoi les milieux traditionnalistes sont bien souvent composés de royalistes, de militants du Front national ou d'extrème-droite."
"Notre liturgie est au coeur d'un peuple qui vit, pousuit-il. Tout ce que le Christ a voulu, c'est se mettre au niveau des hommes pour porter son message. Le donner en latin brouille les pistes et ajoute une part de mystère autour de la religion."
Un homme a refusé tout cela. Il s'agit de Monseigneur Lefebvre. Il a refusé Vatican II, et fondé la Fraternité sacerdotale saint Pie X, dans le but de former des prètres. En 1988 il provoque le schisme avec Rome en sacrant quatre évêques. A partir d'aujourd'hui, les adeptes de ses idées pourront pratiquer la messe en latin en toute tranquilité, puisque, selon Libération, "le pape autorise désormais les catholiques à réclamer à leur prêtre de dire la messe, d'être baptisés ou d'être mariés selon l'ancien rite, en vigueur jusqu'en 1969, date où le missel de Paul VI est devenu obligatoire. Si le prêtre refuse, les fidèles peuvent se tourner vers leur évêque, que le pape invite fermement à répondre favorablement à leur requête. Si cette démarche échoue, les fidèles peuvent encore solliciter le Vatican."
C'est ce même pape, alors cardinal Ratzinger, qui en 1988 avait déjà tenté de rallier Marcel Lefebvre. Sans succès. Aujourd'hui il tente de rallier ses héritiers. Mais pour le moment, le schisme demeure puisque l'excomunication est toujours valable.
Vidéo de la prise de soutane de séminaristes. On y apperçoit des éléments de la messe traditionnaliste en latin.
dimanche, juillet 08, 2007
samedi, juillet 07, 2007
7-7-7 = jackpot ?
7 juillet 2007. Aujourd'hui il y a trois sept dans la date : 07/07/07. Une partie des casinos français ont décidé de faire de ce jour le début de la "semaine de la chance", qui s'achèvera le vendredi 13 juillet de la semaine prochaine.
Côté coeur, les astres nous annonce une hausse des mariages ce jour. C'est vrai, et certains magasins spécialisés sur le sujet réalisent jusqu'à 20% de hausse de chiffre d'affaire.
Le sept, chiffre parfais, le sept loué par tout le monde et tous les médias.
Sauf que non, il ne faut pas se fier aux apparences. Selon une numérologue, c'est un grand n'importe quoi qui est fait autour de cette date. On oublie trop vite qu'entre les deux derniers sept se glisse le petit deux du millénaire. 7+7+2+0+0+7=23. Soit l'équivalent de 5 (2+3). Selon elle, une chiffre néfaste pour se marier, ou entreprendre quelque chose.
Dommage que de telles autorités scientifiques viennent assombrir le bonheur général.
Côté coeur, les astres nous annonce une hausse des mariages ce jour. C'est vrai, et certains magasins spécialisés sur le sujet réalisent jusqu'à 20% de hausse de chiffre d'affaire.
Le sept, chiffre parfais, le sept loué par tout le monde et tous les médias.
Sauf que non, il ne faut pas se fier aux apparences. Selon une numérologue, c'est un grand n'importe quoi qui est fait autour de cette date. On oublie trop vite qu'entre les deux derniers sept se glisse le petit deux du millénaire. 7+7+2+0+0+7=23. Soit l'équivalent de 5 (2+3). Selon elle, une chiffre néfaste pour se marier, ou entreprendre quelque chose.
Dommage que de telles autorités scientifiques viennent assombrir le bonheur général.
vendredi, juillet 06, 2007
Pondre un rapport, ce n'est pas collaborer
François Hollande, dans une vidéo de propagande socialiste (c'est à peu près au milieu), estime que l'ancien ministre des affaires étrangères Hubert Védrine a le droit de rendre un rapport à Nicolas Sarkozy. Alors c'est bon Jack, vas-y, fonce donner ton avis sur les institutions françaises.
Par contre, participer au gouvernement c'est interdit.
Alors question : un membre du PS peut-il être choisi par un président de droite pour prendre la tête du FMI? Réponse dans le prochain numéro. Laurent Fabius et Dominique Strauss-Khan n'ont pas le droit de jouer.
Par contre, participer au gouvernement c'est interdit.
Alors question : un membre du PS peut-il être choisi par un président de droite pour prendre la tête du FMI? Réponse dans le prochain numéro. Laurent Fabius et Dominique Strauss-Khan n'ont pas le droit de jouer.
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mercredi, juillet 04, 2007
Produits religieusement corrects
La Société générale va lancer des produits financiers respectants le Coran. Vous avez dit communautarisme ?
Reste à savoir si la banque française va se passer du service de ses employés chrétiens. En effet, pour l'Eglise du Moyen âge, il était rigoureusement interdit de faire de l'argent sur le temps. Autrement dit de pratiquer l'usure, de percevoir des intérêts.
Pourquoi ne pas laisser aux protestants et aux juifs les destinées financières de nos pays ? Pour eux, au moins, pas d'interdit de religion.
Reste à savoir si la banque française va se passer du service de ses employés chrétiens. En effet, pour l'Eglise du Moyen âge, il était rigoureusement interdit de faire de l'argent sur le temps. Autrement dit de pratiquer l'usure, de percevoir des intérêts.
Pourquoi ne pas laisser aux protestants et aux juifs les destinées financières de nos pays ? Pour eux, au moins, pas d'interdit de religion.
mardi, juillet 03, 2007
Cécilia encartée
Petite question posée par le député socialiste René Dosière au Premier ministre François Fillon.
Monsieur René Dosière signale au Premier ministre que, pour la première fois dans l'histoire de la République française, l'épouse du chef de l'Etat gère des fonds publics, puisque désormais elle est titulaire d'une carte de paiement dont les sommes dépensées sont directement débitées sur le compte du Trésor public ouvert à la présidence de la République.
Cette information publiée dans le Canard Enchaîné du 27 juin 2007 a été confirmée par les services de la Présidence. Il aimerait donc savoir à quel titre l'épouse du chef de l'Etat peut gérer l'argent public dans la mesure où elle n'a pas d'existence juridique, selon les termes de la réponse à la question n°4561 publiée au Journal Officiel du 28 novembre 2006, et qu'elle ne fait pas partie des services de la Présidence. Par ailleurs, il aimerait connaître les plafonds de dépenses et de retraits en liquide autorisés pour cette carte de paiement.
Il rappelle que les sommes en cause n'étant soumises à aucun contrôle extérieur, ni de la Cour des comptes, ni du Parlement, de telles pratiques ne peuvent que susciter l'inquiétude de tous ceux que préoccupe la bonne gestion des fonds publics.
C'est pourquoi il renouvelle sa proposition de donner à l'épouse du chef de l'Etat un statut permanent lui permettant d'agir dans le respect des règles juridiques et comptables qui fondent les valeurs républicaines.
lundi, juillet 02, 2007
Quand le carburant prend la même couleur que les billets
L'essence verte part à l'assaut de Wall Street. Rien d'étonnant pour ce type de carburant dont la couleur a toujours été plus proche du dollar que de la chlorophylle.
L'essence à partir du végétal, le Brésil sait en produire depuis longtemps. En 2005, le carburant issu de canne à sucre représentait 40% de la production du pays. Une proportion considérable. Mais qui soulage peut-être plus l'économie du pays que son bilan environnemental : l'efficacité d'un carburant vert se juge sur le bilan énergétique global. Pas sur le seul rejet de CO2 dans l'atmosphère lors de la combustion.
On ne produit pas de l'essence de canne à sucre dans un vulgaire champ. Il faut de grandes étendues, et une consommation d'eau conséquente. Sa production industrielle induit un transport par camion, la centralisation et la transformation en usine. Bref, pour rouler à la canne à sucre, il faut un gros apport énergétique. Les détracteurs de ce type de carburant estiment son bilan écologique nul. Le CO2, gagné en roulant, est perdu lors de la production. Une conclusion énergiquement contesté par ses producteurs.
La Terre n'y gagnerait donc pas grand chose. Ce n'est pas le cas de tout le monde. La centralisation de la transformation nécessite de gros moyens que seuls de grands complexes industriels peuvent mettre en place. Et donc une production qui resterait sous le contrôle des grands groupes pétroliers. La centralisation avantagerait également l'Etat, bénéficiaire de la TIPP. Des intérêts qui concordent.
Au milieu de ces champs de Diester ou d'E85, il y a les partisans d'une production alternative. Pionnière, la communauté de communes du Villeneuvois a décidé de faire rouler sa flotille de véhicules municipaux aux Huiles végétales pures (HVP). Une filière de production de carburant dite "courte", directement du producteur au consommateur. Un filière soutenue par la Confédération paysanne. Le syndicat y voit un moyen d'augmenter sensiblement les revenus des agriculteurs, ainsi qu'une alternative aux jachères imposées par l'Europe. L'idée : remplacer les parcelles en repos par la culture d'oléagineux destinés à la production de carburant. Une alternative combattue par la FNSEA, pour laquelle les HVP ne sont pas une alternative crédible. Deux manières d'appréhender la questions. Deux conceptions de l'économie et de l'environnement.
L'essence à partir du végétal, le Brésil sait en produire depuis longtemps. En 2005, le carburant issu de canne à sucre représentait 40% de la production du pays. Une proportion considérable. Mais qui soulage peut-être plus l'économie du pays que son bilan environnemental : l'efficacité d'un carburant vert se juge sur le bilan énergétique global. Pas sur le seul rejet de CO2 dans l'atmosphère lors de la combustion.
On ne produit pas de l'essence de canne à sucre dans un vulgaire champ. Il faut de grandes étendues, et une consommation d'eau conséquente. Sa production industrielle induit un transport par camion, la centralisation et la transformation en usine. Bref, pour rouler à la canne à sucre, il faut un gros apport énergétique. Les détracteurs de ce type de carburant estiment son bilan écologique nul. Le CO2, gagné en roulant, est perdu lors de la production. Une conclusion énergiquement contesté par ses producteurs.
La Terre n'y gagnerait donc pas grand chose. Ce n'est pas le cas de tout le monde. La centralisation de la transformation nécessite de gros moyens que seuls de grands complexes industriels peuvent mettre en place. Et donc une production qui resterait sous le contrôle des grands groupes pétroliers. La centralisation avantagerait également l'Etat, bénéficiaire de la TIPP. Des intérêts qui concordent.
Au milieu de ces champs de Diester ou d'E85, il y a les partisans d'une production alternative. Pionnière, la communauté de communes du Villeneuvois a décidé de faire rouler sa flotille de véhicules municipaux aux Huiles végétales pures (HVP). Une filière de production de carburant dite "courte", directement du producteur au consommateur. Un filière soutenue par la Confédération paysanne. Le syndicat y voit un moyen d'augmenter sensiblement les revenus des agriculteurs, ainsi qu'une alternative aux jachères imposées par l'Europe. L'idée : remplacer les parcelles en repos par la culture d'oléagineux destinés à la production de carburant. Une alternative combattue par la FNSEA, pour laquelle les HVP ne sont pas une alternative crédible. Deux manières d'appréhender la questions. Deux conceptions de l'économie et de l'environnement.
dimanche, juillet 01, 2007
L'exemple américain
Ah, l'Amérique! Elle fait toujours fantasmer. En avance, décomplexée. Tout est permis. Même de se voir infliger la perpétuité pour un vol de 25 dollars. Une certaine idée du rêve américain.
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